Analyse et critiques du livre " Histoire vraie de l'homme qui cherchait le yéti "

Analyse et critiques : Histoire vraie de l'homme qui cherchait le yéti par Gabi Martinez

 

La vie de Jordi Magraner dans une biographie signée Gabi Martinez...

Prologue

Cryptozoologie-crypotozoologiste-cryptozoologue-Jordi Magraner-Gabi Martinez-Philippe Mind-livre-mars 2013-kalash-Pakistan-afghanistan-barmanou-cryptide-néandertalien rescapé-Anne Dambricourt-Malassé-hominidé inconnu-Hindu Kush-Hindou Kouch-barmanuIl y a deux ans je terminais la lecture d’une biographie sur Bernard Heuvelmans écrite par le défunt Jean-Jacques Barloy* en 2007 et intitulée « Bernard Heuvelmans : Un Rebelle de la Science ».

Mais aujourd’hui je viens vous parler de la biographie d’un autre grand cryptozoologue français dont je n’avais pas encore parlé jusque là. Ceci n’était pas du au manque d’intérêt bien au contraire mais plus à un respect du lecteur.

Notre site n’a pas l’habitude de vous faire perdre votre temps en vous proposant des choses que vous avez lu 100 fois à gauche ou à droite, le copié-collé semblant faire de plus en plus autorité sur la toile mais ce n’est pas notre cas 

*Jean-Jacques Barloy était un cryptozoologue français qui nous a quitté le 26 janvier 2013 à l’âge de 74 ans.



Aperçu

Ce livre vous présentera la vie de Jordi Magraner qui n’était pas seulement un zoologue parti au Pakistan sur les traces du barmanou, un énigmatique hominidé relique qui serait peut-être un descendant de l’homme de Neandertal (Homo neanderthalensis) il était aussi ce que l'on pourrait qualifier d'humanitaire se battant pour de justes causes.

Ce zoologue d'origine espagnole mourra presqu'en martyr après avoir tenté de protéger le peuple des kalashs de l’Hindou Kouch au Pakistan.

On l’égorgea sauvagement dans la nuit  du 2 au 3 aout 2002 dans sa maison de Krakal. Il ne fut pas la seule victime car un jeune kalash, Wazir, qu’il avait pris sous son aile pour lui fournir de l’éducation fut également égorgé et quasi-décapité.

L’auteur, Gabi Martinez, s’est rendu sur place en 2009 pour parler avec les personnes l’ayant côtoyé. Malheureusement l’enquête n’a pas évolué depuis toutes ces années et ses dialogues soulèvent encore plus de nouvelles questions.

Aujourd’hui encore personne ne sait vraiment les motifs qui ont pu pousser les meurtriers à lui faire cela, mais une chose est certaine il devait déranger dans cette vallée où l’islamiste en pleine montée risquait de décimer les kalashs devenus gênants.

Jordi Magraner s’était pris d’affection pour les  kalashs, un peuple du Chitral.

Bref présentation de cette ethnie

Ce peuple, qui ne comptait il y a peu plus que 3000 à 6000 individus parlent le kalashamon et est polythéiste. Ces représentants ne vivent plus que dans trois vallées du Pakistan, Bumboret, Rumbur, et Birir.

L’isolement de ce peuple dans les montagnes et certainement l’aide que leur apporta Jordi Magraner les a aidé à survivre jusqu’à nos jours. En effet Jordi Magraner créa le GESH (Groupe d'Etude et de Sauvegarde des Cultures De l'Hindou Kouch) dont le but premier était de faire subsister la culture kalash et Katis. Jordi payait un groupe de « narrateurs de la tradition » qui dispensaient leur savoir permettant ainsi par voie orale de faire subsister cette culture très particulière. Le fait que ce peuple soit pacifique et neutre dans le conflit américains et talibans lui a accordé un sursis mais n’a pas amélioré pour autant sa vie qui est de plus en plus pauvre et au futur incertain.

Ce livre aborde aussi en partie le barmanou (trop peu à mon goût) mais après tout le but n’est pas cryptozoologique à proprement parler mais plutôt un mémoire sur un homme qui n’a pas été assez reconnu de son vivant pour la rigueur de ses recherches. Cette déception due au manque d’intérêt de la part de ses pairs le poursuivra durant ces quinze années passées au Pakistan où il devra se débrouiller avec le peu de moyen dont il dispose et le soutien occasionnel de personnalités que je ne citerai pas (tout comme l’auteur du livre qui leur attribue de faux noms).

En plus d’une mauvaise reconnaissance scientifique, il souffrit de ce qui semble être des mensonges et de la propagande pour précipiter son départ. Par respect pour sa mémoire et sa famille (même sans avoir eu la chance de le connaître) je ne m’étendrai pas sur le sujet. Si vous souhaitez en savoir plus tout est dans le livre. C’est d’ailleurs peut-être une chose à reprocher au sujet de l’ouvrage est trop honnête et peut salir la mémoire de Jordi Magraner. Mais l’auteur voulait sûrement en dire le plus possible et on ne peut lui reprocher.

Jordi Frederico Magraner fut un pionner dans la recherche cryptozoologique en remplissant méthodiquement un formulaire contenant pas moins de 63 questions accompagnées de croquis et photographies de divers hominidés qu’il montrait aux témoins. Il s’aperçut ainsi qu'ils désignaient machinalement l’homo pongoïde (iceman du Minnesota) qu’avaient analysé Bernard Heuvelmans et Ivan T. Sanderson en décembre 1968. Cela d’une certaine façon le confortait dans sa soif d’identifier et pourquoi pas de capturer le barmanou. Cette obsession ne le quitta plus jusqu’à son dernier souffle.

Mon avis

Alors à la question ce livre mérité t-il d’être lu, je répondrai « oui », tous les livres devraient être lu, même si c’est impossible.

Avant de poursuivre je pense qu'il est bon de rappeler que le terme "yéti" (qui est certainement vendeur) n'est pas ce que cherchait Jordi. Il cherchait en fait le barmanou. 

Ce livre est un savant mélange de rêves, de désespoir, et surtout d’aventure.

On voit le déroulement de la vie d'un jeune zoologue parti à ses débuts constater de ses yeux s’il était possible qu’un hominidé relique puisse vivre dans les montagnes de l’Hindou Kouch qui, un jour se retrouve ambassadeur et protecteur d’un peuple dont il partagera la vie durant des années avant de trouver la mort et d’être traité comme un membre à part entière du groupe.

Je recommande la lecture non pas pour le barmanou qui est très peu abordé mais plus pour la vie de cet homme qui fut le premier et le dernier (à ma connaissance) à enquêter dans cette région.

Merci à toi, Jorge Frederico Magraner (6 décembre 1958 – 2 ou 3 aout 2002), repose en paix, puissent tes assassins payer pour leurs méfaits.

Philippe Mind

Sources : Connaissances personnelles, communications avec Jean Roche, communications avec François de Sarre, Histoire vraie de l’homme qui cherchait le yéti (Gabi Martinez), wikipédia.fr

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